Mobilité

PPC défend le 2RM en ville devant les élus d'IdF

Le 24 septembre dernier, dans le cadre des "Assises de la mobilité" de la région Ile-de-France, la FFMC était invitée avec plusieurs associations de piétons, de cyclistes, d'automobilistes et d'usagers des transports à réagir à l'enquête concernant l'évolution des modes de déplacements à l'horizon 2020. Devant 300 personnes, dont des élus franciliens ou des responsables de services techniques, Jean-Marc Belotti (FFMC Paris Petite Couronne) a défendu la place des motos et scooters en ville.

Jean-Marc Belotti a mis en avant que les 2-roues motorisés (2RM) sont "les grands oubliés de la mobilité et, surtout, les grands diabolisés", "à croire que tous les gens qui font du 2-roues motorisés sont des voyous". Jean-Marc Belotti a dénoncé l'ultra-verbalisation du stationnement sur les trottoirs, y compris lorsque les piétons ne sont pas gênés, alors que le nombre de places reste insuffisant. Or, le 2RM est une très bonne alternative dans les bouchons, notamment lorsque des automobilistes choisissent de se reporter vers ce mode de transport : un 2RM en plus en ville, c'est une automobile en moins (ou de la place en plus dans les transports en commun).

Jean-Marc Belotti a souligné que, même si quelques "brebis galeuses" peuvent exister parmi les usagers de 2-roues motorisés ou d'autres modes de transport, la FFMC est persuadée que tous peuvent "vivre ensemble" et partager la route, à la différence d'autres associations qui cherchent à éradiquer les autres modes de transport.
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En Europe : le 2RM gagnant en ville !

La Fédération européenne des associations de motocyclistes (FEMA) a publié fin septembre les résultats du "Mobility test" 2019 organisé avec l'aide de plusieurs grandes fédérations moto européennes dont la FFMC. Ce test consiste à faire le même trajet citadin avec plusieurs modes de transport. Piétons usagers de transports en commun, automobilistes, motards, scootéristes, cyclistes ont ainsi comparé leurs temps de parcours en termes de durée et de coût.

Sans grande surprise, en France dans 5 grandes villes, à Chypre, en Italie à Rome, aux Pays-Bas à Utrecht, en Roumanie à Bucarest, et en Suède à Stockholm, la moto ou le scooter arrivent en tête, à une seule exception : Nantes, où le cycliste a gagné ! De quoi être fiers de contribuer, tout en se faisant plaisir, à une moindre congestion de nos villes!

 

En continuité avec les résultats des dernières années, ces chiffres montrent que les véhicules à deux roues ont un rôle à jouer dans la mobilité urbaine. La question n'est pas de les privilégier par rapport aux autres moyens de transport mais, au moins, de ne pas les oublier dans les politiques et infrastructures de transport : stationnement, mobilier urbain, aménagement des routes. Alors que les villes sont confrontées à des problèmes de circulation et de pollution croissants et que de plus en plus de personnes doivent se déplacer, le deux-roues n’est plus un problème, mais une solution!