Inflation sécuritaire

Sous le thème "Inflation sécuritaire", nous signalons les projets d'entrave à la mobilité qui, en empilant les couches réglementaires, ne répondent pas aux véritables enjeux de société ou de sécurité routière.

 

Ci-après l'historique de nos actions, de la plus récente à la plus ancienne. Consultez les derniers développements sur notre page d'accueil.

 

CNSR : l'annonce qui n'en est pas une...

Depuis le 4 décembre, les médias n'ont cessé d'évoquer à nouveau la baisse des vitesses sur le réseau secondaire, principal cheval de bataille des « durs » de la Sécurité Routière. En fait, cette « information » n'en était pas une, puisque cette recommandation (baisse de la Vitesse Maximale Autorisée sur les routes bidirectionnelles) avait déjà été traitée en juin dernier par le CNSR ! La presse a peut-être repris un peu trop complaisamment les annonces de ceux qui prenaient leurs envies pour des réalités...


La réalité est que le mercredi 3 décembre, les présidents des commissions du Conseil National de la Sécurité Routière se sont réunis chez le ministre de l’Intérieur, en sa présence. Bref, les médias se devaient d'en parler et se sont focalisés sur la baisse des vitesse qui n’était en fait qu’une info archi-réchauffée et déjà bien refroidie. Mais comme nous sommes dans un contexte de hausse de l’insécurité routière, le ministre était acculé à faire des « déclarations » sans finalement guère apporter de nouveautés : une expérimentation limitée à 2-3 tronçons accidentogènes.

Cette affaire de baisse des vitesses était finalement un non-événement. Les médias se sont rabattus sur la proposition d’amendes minorées pour les cyclistes... Là encore, rien de révolutionnaire sur le plan de la sécurité : les autorités viennent simplement de prendre conscience que l’usage du vélo alimente aussi les mauvais bilans de la Sécurité Routière. Mais on ne peut tout de même pas leur reprocher de rouler trop vite !

Et nous là-dedans ? Voilà deux réunions plénières du CNSR où les motards ne sont plus la cible de mesures répressives. Et pourtant, souvenez-vous du rapport n°2 des experts sur « les groupes à risques » qui nous vouait au retour du gilet fluo, aux plaques d'immatriculation à l'avant, au Contrôle Technique et au reste de l'arsenal issu du concours Lépine !
Nos arguments répétés dans les commissions du CNSR sur la vulnérabilité des 2-roues motorisées lors d'accidents semblent atteindre leur cible. Cependant, nous restons vigilants pour la préparation des prochains CNSR!

CNSR : une « sécurité routière » toujours déconnectée des usagers

80 kmh sur route

Lors de la séance plénière du Conseil national de sécurité routière (CNSR) de ce 16 juin, Bernard Cazeneuve (le ministre de l’Intérieur) s’est prononcé en faveur d’une « expérimentation » de la limitation de la vitesse à 80 km/h (au lieu de 90 km/h) sur certaines routes secondaires « très accidentogènes ». En optant pour des « expérimentations » localisées et non pour une généralisation de la baisse de la vitesse, Bernard Cazeneuve recadre (un peu) les tenants du « tout-sécuritaire » partisans des méthodes fortes.

Cependant, la Fédération Française des Motards en Colère dénonce cette politique uniquement basée sur la vitesse et son contrôle. C’est au détriment des vrais enjeux de sécurité routière que sont aujourd’hui la formation, l’inattention au volant (téléphone, interdistances véhiculaires peu respectées, aides à la conduite qui déconnectent le cerveau des conducteurs, hypovigilance sur autoroute), l’état des routes qui se dégradent et sans réelle prise en compte des deux-roues motorisés.

A continuer ainsi à conduire une politique de sécurité routière basée sur la contrainte, la Sécurité Routière et ses fameux « experts » ne font que justifier notre appellation de « Motards en colère ». A ce titre, ces mêmes experts ont remis sur le tapis de nouvelles mesures pour les 2RM sur lesquelles nous reviendrons. La FFMC reste vigilante et appelle les usagers en 2RM à rester mobilisés !

Communiqué de presse FFMC du 16/12/2013
Le périph’ à 70 km/h ou la « dépollution par l’enfumage en communication »
CP 2013_12_16 périph limité à 70 km-h.pd
Document Adobe Acrobat 308.3 KB

70km/h sur le Périph : lutter contre la pollution ou brasser de l'air ?

70 km/h

"A partir de janvier 2014, la  vitesse sera limitée à 70km/h sur le boulevard périphérique parisien" : voilà la dernière annonce de la mairie de Paris qui prétend limiter le bruit et la pollution !

A défaut de purifier l’atmosphère, la mairie de Paris brasse de l’air en voulant nous faire croire qu’il deviendra respirable en renforçant les embouteillages durables !

La FFMC regrette que la mobilité des salariés ne soit à nouveau envisagée que sous la forme de contraintes supplémentaires.

 

Prémonitoire : "60 km/h sur le périphérique"

Voici la solution à tous les grands maux de notre société moderne...
Avec Daniel Prévot et Jean Yanne.

Extrait de "La joie de vivre" du 16 mars 1970 (archive INA).

12 avril : plus de 60 000 motards ont dit "non"

Le Secrétariat National de la FFMC estime à plus de 60 000 motards (décompte encore provisoire) le nombre de manifestants dans toute la France ayant défilé contre l'inflation sécuritaire sur les routes. La Fédération Française de Motocyclisme estime même ce nombre à 75 000 (voir communiqué ci-après).

Voilà une politique qui fait une belle unanimité... contre elle. Nos arguments seraient-ils fondés?

Manifeste de la FFMC pour une meilleure sécurité routière

 

Le Ministre de l'Intérieur, lors d'un prochain Comité Interministériel de Sécurité Routière, annoncera ses projets pour réduire la mortalité sur les routes. Espérons qu'il aura pris connaissance entre temps de notre "Manifeste pour une meilleure sécurité routière des 2 roues motorisés".

 

FFM : "Près de 75 000 motards s'opposent à un durcissement de la répression"
Communiqué de presse du 14 avril 2014.
FFM Com Manifestations 12 avril.pdf
Document Adobe Acrobat 293.0 KB

12 avril : les conducteurs ont dit non!

Le 12 avril dans toute la France, des dizaines de milliers de motards soutenus par les automobilistes ont massivement défilé dans près de 80 villes. Exaspérés par la surenchère sécuritaire sur les routes, les conducteurs demandent maintenant la mise en place d'une autre politique de sécurité routière.

Pour l'Union des Usagers de la Route qui appelait à ces rassemblements, c'en est assez de 10 ans de focalisation sur le facteur vitesse, tellement facile à contrôler. Ceci conduit à ignorer les autres causes d'accident telles que le manque de vigilance, le non-respect des distances de sécurité, l'usage du téléphone en conduisant ou la dégradation du réseau routier...
 
Les conducteurs en ont assez d'une sécurité routière inexorablement punitive axée sur la politique du chiffre. L'apaisement des comportements passe par le partage de la route, la formation et l'information de tous les usagers de la voirie.
 
Les associations membres de l'UUR sont présentées sur la page

Vous étiez plus de 4000 à Paris !

Vu sur Motomag.com
 
Entre 4.000 et 5.000 motards ont répondu à l’appel de la FFMC, de la Fédération Française de Motocyclisme (FFM) et du Comité de défense des loisirs verts (Codever), le 12 avril à Paris, pour protester contre « l’inflation sécuritaire ».
Un trop-plein de règlements et interdictions qui se traduisent, en chiffres, par la perte de ses points de permis de conduire et l’inflation du nombre d’amendes à régler. Un système dont la plupart des manifestants ont l’impression qu’il sert à renflouer les caisses vides du Trésor Public.
 
« Ce n’est pas la vitesse qui tue sur les routes, c’est le comportement des conducteurs », affirmait, au départ à Vincennes (94), Jean-Marc Belotti, coordinateur de la FFMC Paris petite couronne.
« Il faut former les citoyens dès l’école. Or, on préfère composer une sécurité rentière, dans le but d’économiser des vies rapidement. A la FFMC, on connaît des solutions pour sauver des vies de motards : doubler les glissières de sécurité le long des routes, partout, permettrait d’en économiser 300 par an. On peut aussi améliorer les infrastructures routières… »
 
Et le coordinateur de la FFMC-PPC de poursuivre : « Ce qui a commencé à faire descendre la mortalité routière, ce n’est pas tant les radars que l’amélioration des véhicules, qui ont gagné en sécurité. Mais le gouvernement a choisi son camp. Aujourd’hui, le permis de conduire, c’est le permis d’être délinquant. D’ailleurs, la Sécurité routière en France, dépend du ministère de l’Intérieur et non de celui des Transports ».
 
Les motards n’étant pas les seuls conducteurs à se trouver sous tension sur la route, ce 12 avril à Paris. Ils étaient accompagnés des représentants des associations membres de l’UUR, et d’une petite centaine de leurs sympathisants. Ces derniers ont accueilli les motards, à pied, au terme de la manifestation, porte Dauphine dans le 16e arrondissement de Paris.
Avant, [… les] manifestants ont bloqué le centre de Paris en traversant le pont de Sully, puis en passant le long de l’Hôtel de Ville (4e arrdt), histoire de rappeler à la maire de Paris, Anne Hidalgo, sa promesse de campagne sur le stationnement gratuit pour les motos et scooters dans la capitale.
Nombre de conducteurs de deux-roues étaient d’ailleurs venus pour ça : l’inflation sécuritaire, dans le tissus urbain dense qu’est Paris et sa petite couronne, c’est aussi l’inflation des PV pour « stationnement gênant », alors que jusqu’à présent, les deux-roues motorisés étaient considérés comme des véhicules pratiques pour se déplacer en ville, et utiles, contribuant à les désengorger de la circulation automobile […].

Samedi 12 avril : contre l’inflation sécuritaire et pour une vrai sécurité routière !

Contre l’inflation sécuritaire et pour une vrai sécurité routière !

Il y a deux mois, Monsieur Manuel VALLS, alors ministre de l’intérieur, déclarait vouloir abaisser les limitations de vitesse de 90 km/h à 80  km/h, sur le réseau routier secondaire…
Force est de constater qu’encore une fois, cette annonce a été faite sans aucune concertation avec les entités siégeant au CNSR (Comité National de la Sécurité Routière), dont la FFMC, fait partie.
Mais au-delà de cette annonce, c’est la surenchère répressive et la dérive sécuritaire que nous dénonçons aujourd’hui. Toujours plus de mesures anti-usagers de la route. Toujours plus de politique du bâton. Toujours plus de sanctions. Mais quand vont ils s’arrêter !!!!


Et en attendant, qu’en est-il des dossiers en cours qui trainent et qui pourraient épargner la vie de nombreux motards et motardes ???
Infrastructures dangereuses, obstacles meurtriers, rails de sécurité guillotine, qui chaque année, causent la mort de plusieurs centaines d’entre nous !!!
Sans oublier le stationnement de plus en plus difficile, faute de place et lourdement réprimé. L’injuste intégration des 2 roues motorisés dans la procédure de circulation alternée en cas de pic de pollution, qui prouve que les pouvoirs publics, ne tiennent pas compte de la plus-value que nous apportons à la fluidification du trafic.
Et que dire de l’expérimentation de la circulation inter-file, promise, mais toujours attendue…


Pour toutes ses raisons et pour faire entendre notre voix, toutes les antennes FFMC d’Ile-de-France, vous donnent rendez-vous le samedi 12 avril à 14h00 sur l’esplanade du château de Vincennes, pour un départ de manifestation.

Mot d’ordre : Contre l’inflation sécuritaire et pour une vrai sécurité routière !!!
Venez nombreux, et tous ensemble, montrons leur que les motardes et les motards sont solidaires face aux mesures inadaptées qu’on leur impose !!!

Motardement.
Jean-Marc BELOTTI
Coordinateur
Fédération Française des Motards en Colère
Antenne Paris et Petite Couronne (75, 92, 93, 94)

Appel à manifester et affiche
Téléchargez cette version imprimable de l'affiche et de l'appel à manifester pour le diffuser à vos amis, l'afficher chez les motocistes, etc.
APPEL MANIF 12 AVRIL 2014.pdf
Document Adobe Acrobat 196.7 KB

FFM, FFMC et CODEVER unis contre la motophobie !

Logos FFM, FFMC, Codever

Le Président de la FFM, Jacques Bolle, le Délégué Général de la FFMC, Eric Thiollier et la Présidente du CODEVER, Edyth Quincé, ont présenté les nombreux chantiers sur lesquels ils collaborent. Ils ont notamment rappelé certaines avancées obtenues (le report du contrôle technique européen, la sauvegarde et la reprise du circuit Carole maintenu dans sa vocation sociale, la lutte contre les contrôles systématiques et abusifs lors des courses moto au Mans, l’opposition au projet d’interdiction de circulation dans les cols vosgiens, la promotion du loisir vert).

Mais ce combat continue vis-à-vis des dernières mesures que le gouvernement souhaite prendre notamment à travers ʺl’expérimentationʺ de la réduction de la vitesse.

 

C’est pourquoi les trois associations FFM, FFMC et CODEVER appellent dès à présent leurs adhérents à manifester partout en France les 12 et 13 avril prochains.

D’autres chantiers sont également en cours avec par exemple un projet de labélisation des équipements individuels des motards, notamment les casques, ainsi que l’amélioration des conditions de stationnement des deux-roues motorisés en ville.

La FFM, la FFMC et le CODEVER poursuivent leur collaboration au quotidien et restent vigilants à la moindre atteinte portée à la liberté de pratiquer et de circuler des motocyclistes.

Edyth Quincé (Codever), Jacques Bolle (FFM), Eric Thiollier (FFMC) le 27 mars 2014